Et si nous étions tous télépathes…

27 Déc 2016 by

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De nombreuses études l’ont démontré : chacun de nous pourrait communiquer à distance s’il laissait tomber ses défenses. Mais comment fonctionne la télépathie ? 
Son mécanisme reste encore un mystère pour la science.

Nous étions à la maison avec quelques amis, raconte Nicole au cours d’une émission télévisée. Il était 17 heures. Tout d’un coup, je me suis levée en m’écriant : “Il est arrivé quelque chose à Brigitte !” C’est ma fille qui habitait en Hollande. Elle était enceinte de sept mois. Tout le monde a essayé de me calmer. Rien n’y faisait. J’ai appelé chez elle. Personne. J’ai téléphoné partout, y compris à l’ambassade de France pour demander le numéro de tous les hôpitaux. Finalement, mon gendre a réussi à nous joindre. Il m’a expliqué que Brigitte allait bien, qu’elle venait d’accoucher prématurément d’un petit garçon. A 17 heures exactement, bousculée par le chien, elle était tombée dans l’escalier… »

Coïncidence ? Hasard ? Non, c’est un phénomène typique de « télépathie ». Ce terme, forgé en 1882 par le chercheur britannique Frederic Myers, signifie « sensation à distance » : contrairement à ce que l’on croit, la « transmission de pensée », genre de communication très controversé, ne se limite pas à des idées ou des images qui passent dans la tête. C’est souvent tout notre corps qui est un récepteur.

Un exemple historique, celui de la Galli-Marié. Cette cantatrice, créatrice du rôle de Carmen dans le célèbre opéra de Georges Bizet, était sur scène le soir du 2 juin 1875. Soudain, elle cessa de chanter : elle venait de sentir comme un coup de marteau dans son cœur. En regagnant sa loge, elle annonça que quelque chose venait d’arriver à Bizet. Au même moment, le compositeur avait eu un grave problème cardiaque. Il mourait deux heures plus tard…

Cette qualité « physique » du phénomène a valu l’un des chapitres les plus méconnus de l’histoire de la psychologie française : les groupes d’entraînement à la télépathie ! Au cours des années 60, le psychologue Henri Marcotte a mis au point la « télesthésie », méthode qui permet de prendre conscience du champ sensoriel de notre corps, puis de le contrôler pour apprendre à transmettre et à recevoir des informations par la pensée. « Participer à de tels groupes peut paraître étrange, pour ne pas dire totalement inavouable, explique Djohar Si Ahmed, aujourd’hui seule psychothérapeute à proposer ce travail. Pourtant, il ne s’agit que de désinhiber une faculté que nous possédons tous et qui, grâce à un extraordinaire pouvoir d’ouverture de la conscience, peut apporter bien des avantages au quotidien. »

Faits scientifiques ou élucubrations ?

Serions-nous donc tous télépathes ? Virtuellement, oui. En tout cas, le phénomène a fait l’objet d’études scientifiques poussées dès la fin du XIXe siècle : l’un des premiers grands ouvrages historiques de la parapsychologie scientifique, Phantasm of the Living, date de 1886. Il regroupe plus de sept cents cas analysés sur les messages télépathiques de personnes mourantes à leurs proches. A partir des années 30, les chercheurs ont voulu vérifier si la télépathie était bien une capacité commune à chacun d’entre nous et s’il était possible de la reproduire en laboratoire, de façon contrôlée.

Pendant des années, les parapsychologues responsables de départements universitaires ont invité des milliers de personnes à participer à des séries d’expérimentations, avec des protocoles de plus en plus rigoureux, et qui demandaient des calculs statistiques toujours plus précis. Aujourd’hui, l’existence de cette faculté paranormale, ou « psi », est officiellement et scientifiquement prouvée : en 1997, l’ingénieur et psychologue américain Dean Radin publiait une étude sur toutes les expériences de parapsychologie menées depuis le début du siècle. Il a recensé, ces vingt dernières années, 2 549 séances de télépathie réalisées selon un protocole déterminé, et démontre que ces expériences ne sont pas des accidents ni des élucubrations d’illuminés, et sont reproductibles par n’importe quelle équipe de chercheurs.

« Cela paraît étonnant, mais Freud lui-même a fait des remarques pertinentes sur la télépathie, souligne Djohar Si Ahmed. Sur l’importance du facteur émotionnel, par exemple, qui favorise la transmission de pensée. » Malgré ses résistances et ses prises de position fluctuantes, Freud a en effet écrit : « La psychanalyse nous a préparés à admettre les phénomènes comme la télépathie en insérant l’inconscient entre le physique et ce que l’on a appelé, jusqu’ici, le psychisme. » (in Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, Gallimard, 1989).

Les chercheurs sont allés très loin, surtout en ce qui concerne les facteurs psychologiques qui favorisent l’apparition des phénomènes psi. En utilisant les tests de personnalité, les parapsychologues ont vérifié qu’ils sont plus fréquents chez les extravertis que chez les introvertis. Autre facteur : l’environnement. Elevé dans une famille qui n’a pas d’a priori contre les phénomènes paranormaux, on aura nettement plus de chance de développer des facultés télépathiques. Cette influence est d’ailleurs prise en compte pour les expériences : quand les chercheurs sont accueillants, chaleureux et prennent plaisir à « jouer » avec les étudiants, les résultats sont automatiquement positifs. Si les sujets sont soumis à un régime d’inquisition, les résultats sont au contraire neutres ou négatifs…

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