Pratiquer la sophrologie pour prendre sa vie en main

10 Jan 2017 by

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La sophrologie, c’est plus que de la relaxation, c’est un outil puissant pour contrôler sa vie.

Etant sophrologue, cette technique me permet une meilleure voyance et une écoute accrue de mes consultants. Elle m’a permis aussi, depuis que je la pratique, une meilleure orientation de ma vie et je ne peux qu’encourager mes lecteurs et mes consultants à faire des séances régulières en s’inscrivant dans des séances de groupes. La pratique en commun de la sophrologie est stimulante.

Dans ce dossier tiré de celui de Doctissimo, vous pourrez découvrir ce qu’est la sophrologie, comment elle se pratique, et les bienfaits au quotidien.

En quelques mots, qu’est ce que la sophrologie ?

La sophrologie a été créée dans les années 60 par le Dr Alfonso Caycedo, spécialiste en neuropsychiatrie. Il utilise alors une approche résolument médicale qui a comme objectif d’améliorer la qualité de vie de ses patients. Suite à des pratiques parfois très éloignées de sa conception initiale, le Dr Caycedo dépose en 1992 le terme de « Sophrologie Caycédienne » pour bien différencier sa méthode.

Synthèse des techniques orientales, de méditation, de yoga et de relaxation occidentale, la sophrologie développe la conscience de façon à activer de façon harmonieuse le corps et l’esprit en chassant peurs, stress, angoisses et tensions. Le terme de « Sophrologie » est d’ailleurs issu des racines grecques SOS-PHREN-LOGOS ou « vivance de la conscience en équilibre ». Très prisée entre autres du milieu sportif, les athlètes de haut niveau font appel à ses bienfaits avant de bondir de leurs starting-blocks.
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Comment se pratique la sophrologie ?

La sophrologie se pratique en tenue de ville ou décontractée, toujours confortable et dans un environnement agréable. Assis ou allongé en solo, on apprend à se détendre physiquement par un jeu de respiration et de visualisation de chaque partie du corps (de la tête aux pieds), au son de la voix du sophrologue. Il n’y a aucun contact physique. Une fois détendu (10 à 20 min selon l’état de tension), il nous fait accéder aux régions supérieures de la conscience par des exercices de visualisation/concentration qui dépendent de l’état de chacun. Le sophrologue agit uniquement comme un guide et laisse son client travailler en toute autonomie, sans interprétations ni jugements.

Clichés et les idées fausses sur la sophrologie caycédienne

Nombreux sont les clichés et les idées fausses circulant sur la sophrologie caycédienne. Mais si cette méthode est encore largement méconnue, nous gagnerions pourtant tous à la découvrir.

La sophrologie est-elle un courant sectaire ?

Non, la sophrologie n’est ni une secte, ni une thérapie, ni une analyse, ni de la parapsychologie, ni de l’hypnose, ni du yoga, ni une religion, ni une croyance, ni une philosophie, ni une simple technique de relaxation. Le terme de sophrologie vient du grec sos (équilibre), phren (conscience) et logos (étude). Le Dr Natalia Caycedo, médecin psychiatre, fille du fondateur de la sophrologie caycédienne (le psychiatre espagnol Alfonso Caycedo*), et vice-présidente de Sofrocay (l’Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne), en donne la définition suivante : « C’est un entraînement psycho-physique de la conscience, basé sur la perception positive de notre monde intérieur ainsi que sur notre la relation positive avec le monde extérieur« . Son fondateur s’est d’ailleurs beaucoup inspiré de ses voyages en Orient (yoga, bouddhisme, zen) pour mettre au point ses diverses méthodes de sophrologie.

Faut-il y croire pour que ça marche ?

Oui et non. Si vous attendez de la sophrologie qu’elle améliore votre qualité de vie sans vous y consacrer pleinement, passez votre chemin. Car il faut un minimum d’engagement pour mener à bien cette méthode de conscience de soi incompatible avec la notion de passivité. Inutile donc de se rendre à ses séances ponctuellement en espérant en ressortir transformé, si c’est pour continuer à fulminer dans les embouteillages ou les files d’attente, pester contre la pluie ou le retard de votre train etc. La sophrologie devient petit à petit un mode de vie qui privilégie le positif. Il faut donc un minimum de bonne volonté et d’enthousiasme lorsqu’on décide de solliciter un sophrologue, mais même les grands sceptiques seront surpris. Car si la sophrologie fait rarement des miracles au bout de la première séance, elle apporte très rapidement un bien-être et des résultats que les plus dubitatifs sauront apprécier. Et pour cause, lorsque le Dr Alfonso Caycedo fonde cette méthode en 1960, il part du postulat suivant : si nous sommes capables de somatiser le négatif (bruxisme, palpitations, toux psychogène, troubles génito-urinaires récidivants, douleurs intestinales…), pourquoi n’en serait-il pas de même pour la somatisation du positif ?

Le sophrologue est-il un thérapeute ?

Non, même si une majorité de sophrologues formés à la sophrologie caycédienne sont effectivement issus du milieu paramédical (orthophonistes, kinésithérapeutes, infirmiers…), aucune formation médicale, paramédicale, psychologique, psychiatrique ou psychanalytique n’est requise pour se former à la sophrologie. Un sophrologue reste avant tout un « égal » de celui qui fait appel à lui, un interlocuteur, un « guide » en quelque sorte et non un interprète, un analyste ou un médecin. En sophrologie, on ne parle d’ailleurs pas de « patient » mais de « client ». On qualifie la relation entre le sophrologue et son client « d’alliance phronique ».

La sophrologie peut-elle se pratiquer seul ?

Oui. Une fois les différentes techniques apprises auprès d’un professionnel, on peut très bien reproduire les exercices au calme chez soi, ou dans les situations génératrices de stress (transports en commun, examens, prise de parole en public…). On peut aussi intégrer la sophrologie à son hygiène de vie en la pratiquant régulièrement, au cours de séances (10 à 30 minutes selon l’envie) hebdomadaires ou quotidiennes.

La sophrologie nécessite-t-elle une ambiance mystique ?

Non. Nul besoin d’être allongé sur un divan, plongé dans l’obscurité et de faire brûler de l’encens pour pratiquer la sophrologie : il suffit juste d’être en tenue confortable (pas d’élastique ou de ceinture trop serrée sur le ventre, pas de pull ou de pantalon trop étroit…). Certains exercices se déroulent en position assise, d’autres debout. L’environnement doit bien sûr être agréable mais la sophrologie enseigne surtout à composer avec les conditions qui nous entourent (marteau-piqueur, cris d’enfants…) puisqu’elle doit pouvoir être pratiquée au quotidien et s’adapter à l’environnement du moment. D’ailleurs, si un sophrologue vous présente tout un rituel chamanique comme nécessaire à la pratique de la sophrologie (parfum, musique…), fuyez : c’est très certainement un charlatan.

La pratique de la sophrologie comporte-t-elle certaines contre-indications médicales ?

Non. Petit ou grand, sportif de haut niveau ou chef d’entreprise, enseignant ou étudiant, paraplégique ou valide, dépressif ou cancéreux… chacun peut tirer de multiples bénéfices de la pratique de la sophrologie. Cet entraînement personnel s’adresse à « toute personne souhaitant mieux se connaitre et développer une conscience sereine et positive« .

Les bienfaits de la sophrologie au quotidien

Que l’on cherche à dénouer certaines problématiques privées ou professionnelles, ou tout simplement à accéder à un mieux-être global, la sophrologie offre de nombreux champs d’application dans la vie quotidienne.

Mise au point en 1960 par le Dr Alfonso Caycedo, psychiatre colombien, la sophrologie est une synthèse des techniques orientales de méditation, de yoga et de relaxation occidentale. Elle permet d’affiner l’état de conscience, de vaincre la peur et d’optimiser ses possibilités.

La sophrologie face aux blocages de l’enfant

Echec scolaire, troubles du sommeil ou de l’endormissement,énurésie, petites phobies ou grosses angoisses, nombreux sont les petits maux et gros bobos de l’enfance et de l’adolescence faciles à résoudre par le biais de la sophrologie. Une méthode qu’Alain met en pratique aussi souvent qu’il le peut sur sa fille d’un an et demi : « Ma mère m’aidait déjà à gérer mes émotions débordantes grâce à la sophrologie quand j’étais enfant et en proie à des accès de violence incontrôlée. Aujourd’hui, j’applique cette méthode sur ma fille presque chaque soir au coucher et elle s’endort beaucoup plus paisiblement avec moi qu’avec sa maman ! ». Dans ce domaine, Bernard Barel, psychologue, sophrologue caycédien et directeur de l’école de sophrologie caycédienne de Carcassonne, est d’ailleurs formel : « ‘On obtient de très bons résultats rapidement avec les enfants et adolescents coopérants car ils ont encore cette spontanéité, cette sensibilité et ce rapport au corps et au temps présent que les adultes ont souvent perdu ». De son côté, Catherine Chatelain, kinésithérapeute, sophrologue caycédienne et directrice de l’école de sophrologie caycédienne de Rouen, souligne « l’amélioration de la concentration et de l’incapacité à gérer ses émotions, l’évolution positive de la dyslexie et la disparition du fameux mal au ventre » d’un de ses jeunes patients.

La sophrologie face au mauvais stress

Insomnies, symptômes gênants ou handicapants (toux psychogène, bruxisme, palpitations…), douleurs diverses (articulairesdorsalesgastro-intestinales…) et problèmes digestifs constituent autant de symptômes de somatisation souvent imputables au stress chronique et pour lesquels un entrainement sophrologique régulier est recommandé. Grâce à des techniques adaptées à chaque cas, la sophrologie permet en effet de prévenir efficacement ce genre de tracas et de ne pas systématiquement recourir aux médicaments (laxatifs, somnifères, calmants, antidouleurs…). Il s’agit avant tout de puiser en soi les ressources pour savoir reconnaître les tensions corporelles, prendre conscience de son état corporel, apprendre à « s’écouter » (pas en se situant dans la complainte constante mais bien dans l’écoute de ses sentiments et de ses sensations), somatiser le positif, éliminer les tensions, tout cela dans le but d’être SUJET de son propre corps et de cesser de le considérer comme une simple enveloppe que l’on subit. Nathalie se souvient du jour où sa mère lui a dit qu’elle avait de la chance d’être encore en vie avec tout ce qu’elle infligeait à son corps : « Ce jour-là, quand elle m’a dit que si j’avais autant de problèmes de santé à mon âge c’était parce que je n’écoutais pas mon corps, j’ai eu un déclic. J’ai réalisé que je considérais mon corps comme un ennemi qui n’allait pas assez vite, n’était pas assez invulnérable et infatigable. Depuis, la sophrologie m’aide à ralentir, j’ai fait la paix avec mon corps, et il faut croire qu’il me remercie puisque je n’ai pas été opérée depuis au moins 4 ou 5 ans !« 

La sophrologie, l’alliée des sportifs

Les sportifs de haut niveau comme les entraîneurs nationaux ont tous le même discours : les meilleures performances sportives ne tiennent pas qu’à la rigueur physique. Car à entrainement et capacités physiques égales, la différence se joue « au mental ». Et dans ce domaine, la sophrologie a largement prouvé de quoi elle était capable. En attestent les carrières aussi exceptionnelles que régulières de certains champions adeptes de sophrologie : Yannick Noah, Jorge Lorenzo (moto GP), Justin Hénin… Antonio Rebollo, le tireur à l’arc chargé d’allumer la flamme olympique de Barcelone en 1992 en y décochant une flèche, a avoué s’être longuement préparé à cette immense pression (il DEVAIT réussir du premier coup pour honorer la cérémonie retransmise devant des millions de téléspectateurs !) grâce à un entraînement sophrologique. Des réussites favorisées par « l’anticipation positive de la victoire, l’harmonie corps/esprit, l’apaisement des tensions négatives (anxiété, frustration, impatience) et la confiance en soi« , selon le Dr Koen van Rangelrooij, médecin, kinésithérapeute et époux du Dr Natalia Caycedo (psychiatre et fille du fondateur de la sophrologie caycédienne, Alfonso Caycedo). Autant de techniques acquises et développées grâce à des entraînements sophrologiques réguliers en amont des championnats, concours et autres compétitions, mais aussi juste avant les épreuves.

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